A bittersweet life

Pays : Corée
Année : 2005 en Corée, 2006 en France
Réalisateur : Kim Jee Won
Durée : 1h58
Avec : Lee Byung Hun, Shim Min Ah, Kim Young Cheol...
Présentation :
Kim Sun Woo, homme de main impitoyable au service d'une organisation mafieuse, mène une vie ( presque ) normale jusqu'au jour où son patron le charge de veiller sur sa fiancée, la soupçonnant de le tromper, faisant basculer ainsi la vie de Sun Woo...
Mon avis :
Bon j'avoue, le résumé ne donne pas trop envie, mais le film est beaucoup mieux en vrai !
Difficile d'expliquer pourquoi, mais j'ai beaucoup aimé. Ce film n'a pas la prétention d'explorer une histoire tout en psychologie complexe, personnages torturés et compagnie ; Il semble même que le réalisateur se soit bien eclaté avec des scènes d'actions extraordinaires, des combats bien calculés, et du sang. C'est un film d'action, certes, mais à prendre au 2° degré : Il ne tente pas de s'imposer avec lourdeur comme nombre de films du genre, mais plutôt avec finesse, comme un effet de surprise.
C'est violent, dur, mais c'est plutôt réaliste, ça n'en rajoute pas avec les fioritures, et c'est tant mieux.
Impossible d'argumenter sur les sujets techniques comme les plans, les cadrages etc (C'est là qu'on regrette de pas avoir fait audio visuel!), et c'est fort facheux parce que ce film a quelquechose de spécial, une ambiance, un je ne sais quoi qui a tendance à vous laisser comme deux ronds de flan..
M'enfin, si je ne peux pas parler de la technique, je peux parler au moins du visuel : Je l'ai dit, c'est cru, brut voire sale, sanguinolent, mais aussi bizarrement, assez soigné.. En particulier le héros, interprété par Lee Byung Hun, qui est, à tomber à la renverse ! Toujours impeccable dans son beau costume blanc et noir, qui lui sied à merveille soi dit en passant. J'ai découvert cet acteur dans Le bon la brute et le cinglé, et depuis je suis complètement amoureuse de son sourire ! Il est beau, et il joue bien, que demander de plus ? Il a un charme fou, à découvrir si ce n'est pas déjà fait !
Au point de vue personnages, on peut reprocher un petit manque de profondeur pour les rôles secondaires : Les méchants son méchants, le boss est un manipulateur etc... Et on frôle le gros cliché mais, heureusement, le héros est là, et ça change tout ! Parce que lui, il est vraiment interessant : On découvre au départ un homme de main brutal, une machine, passive, exécutante, cette machine va alors s'ouvrir et s'éveiller au contact du désir ( Peut on parler d'amour ?), le faisant petit à petit s'affirmer, s'épanouir. Il est d'ailleurs troublant de voir à quel point il s'accroche et se bat pour survivre avec tout ce qu'il subit ! Je n'exagère donc pas trop en disant que le personnage central EST le film.
Pour le scénario, on s'imagine déjà un déroulement classique ; Il cherche à se venger, donc il va devoir gravir les échelons avant de zigouiller le boss, alors que la demoiselle l'attend élorée... Eh ben non ! Heureusement pas de ça ! A se demander si d'une certaine façon ce film ne serait pas un genre de parodie ou une compilation de plusieurs films.. Attention, ça n'a rien de péjoratif, parce que justement, ce qui fait l'originalité de l'auteur, c'est qu'il semble expérimenter, mixer des petits bouts ensemble et qu'il parvient à les mettre à sa sauce. Il est décrit comme un scénariste prometteur.. Nous verrons bien d'ici un petit moment ! ;p
A bittersweet life est donc un très bon film, un peu spécial et il n'est pas dit que tout le monde accroche, mais en tant que nouvelle admiratrice de Lee Byung Hun je vous recommande vivement de le tenter!

